Histoire …

 

La CSF, dès sa création, agit dans les quartiers et les territoires en réponse aux besoins des familles populaires, en référence à des objectifs et à des valeurs. Son projet s’inscrit dans une dynamique historique, celle des luttes pour l’acquisition et le maintien des droits des familles.

 

 

Les missions de La CSF sont clairement définies dans l’article 2 de ses statuts :

« La Confédération Syndicale des Familles (La CSF) a pour but d’assurer au point de vue matériel et moral, la défense et la représentation des intérêts généraux des familles quelle que soit leur situation juridique et sociale ou leur nationalité, en particulier en leurs qualités d’usagers et de consommateurs de biens et services, de parents d’élèves et de retraités… »

 

La CSF est une organisation familiale dont la finalité est la promotion individuelle et collective des personnes.

Les personnes sont au centre de l’action de La CSF qui prône le « faire ensemble. » L’homme n’est pas fait pour vivre seul. Il prend toute sa dimension dans le vivre ensemble, chacun apportant sa personnalité, ses capacités, ses potentialités et compétences pour jouer son rôle et exercer sa responsabilité de citoyen.

 

La CSF agit pour la promotion de la justice sociale et l’égalité́ des droits

Elle se bat contre les injustices, les discriminations de toutes sortes et pour que toutes les familles aient accès aux droits civiques, politiques et économiques. Ces droits doivent être garantis par l’État. On peut citer : le droit à un revenu décent, le droit à un logement de qualité financièrement accessible pour tous, le droit à l’information, le droit à l’éducation et à la réussite scolaire, le droit à la santé et à la protection des plus faibles, le droit aux services publics, le droit à la culture et aux loisirs.

Pour La CSF, ces droits ne peuvent en aucune manière être remplacés par des sous-droits

 

La CSF agit pour la construction d’une société juste, humaine et solidaire

Chacun doit pouvoir satisfaire à ses besoins. Pour le respect des personnes, il faut l’égalité des per- sonnes devant les lois et la construction d’une société plus juste concourant au respect de la dignité des personnes. Chaque être humain aspire à sa dignité, sa reconnaissance, sa valorisation aux yeux des autres…

 

 

… et VALEURS

 

La solidarité :

La CSF se bat pour une société solidaire qui préserve et développe des systèmes basés sur la solidarité tels que celui de la Sécurité Sociale où chacun donne selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Les actions et les réalisations de La CSF aboutissent grâce à la solidarité et l’entraide entre les familles.

 

La reconnaissance de la personne dans toute sa singularité :

Cela prend la forme d’un accueil, d’une écoute, d’un accompagnement personnalisé, construit avec la personne elle même, notamment dans les services comme les Associations de l’aide familiale populaire, les services de médiation familiale ou les permanences CSF.

 

Le respect des personnes :

Respecter la personne, c’est reconnaître ses droits, l’amener à formuler ses souhaits et avis, puis lui permettre de faire des choix et de décider… Il s’agit aussi de lui faire prendre conscience de ses devoirs pour qu’elle puisse les assumer…

 

La laïcité́ :

La laïcité́ est faite de tolérance, d’acceptation des différences, du respect de la liberté de pensée. C’est permettre à chacun de trouver sa place dans la société et accueillir comme le fait La CSF, tous les publics en respectant les différences religieuses, culturelles. « La laïcité est le ciment d’une société d’individus qui transcende les nationalités, les religions et les cultures sans jamais les nier. La laïcité voulue par La CSF, c’est la démarche de dépassement de ses origines religieuses et culturelles pour aller vers l’autre et accepter non seulement de vivre ensemble, mais aussi de partager le même projet politique, social, économique » (Extrait du Congrès National de Rennes 2006).

 

La responsabilité :

La CSF accompagne les familles dans la prise de responsabilité. Dans sa démarche du « faire avec les familles » et non pas à leur place, elle développe une démarche éducative et d’accompagnement à la responsabilité.

 

L’autonomie :

Tout au long de leur vie, les hommes et les femmes ont cette aspiration légitime : être autonomes, pou- voir choisir, être libres, avoir du pouvoir sur sa vie, ne pas être dépendants des services sociaux, des médias… C’est une conception de la vie, inhérente à l’homme que La CSF défend lorsqu’elle « soutient les familles » plutôt « que de les assister », « invite à faire » pour ne pas « faire à la place », afin que chacun croit en ses capacités et gagne en assurance et confiance en soi.

 

La citoyenneté :

La CSF fait de la participation des habitants dans la vie de la cité un enjeu majeur. La démocratie ne saurait se limiter à l’exercice du droit de vote. Elle suppose l’implication du plus grand nombre dans la vie sociale, économique et culturelle de la société. La CSF se bat pour la reconnaissance de l’expertise populaire qui permet d’exercer une forme de citoyenneté. En effet, elle permet de construire avec les pouvoirs publics et les institutions, des références communes, conditions de l’appropriation et de l’acceptation de décisions publiques, parce que négociées.

Cette participation qui peut aller de la concertation à la co-décision permet de prendre en compte la capacité d’expertise des habitants.